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Grasse : Station Chiris (habitat de berger)
Périodes: Néolithique final - Néolithique moyen - Chasséen - Bronze ancien
Département: Alpes-Maritimes
Localisation
Le site occupe un petit éperon entre deux vallons, en contrebas de la ville de Grasse, à 250 m d'altitude.
Description
Un couloir d'accès de faible longueur mène à une salle allongée encombrée de blocs.
Fouilles et historique
Une plateforme de travertin épaisse d'une vingtaine de mètres, installée au-dessus de niveaux d'argile et de gypse du Trias a été arasée au XIXème siècle lors de la construction de l'usine Chiris. Ces travaux ont considérablement bouleversés les niveaux archéologiques modernes, médiévaux, antiques et néolithiques en place (Gassin 1997)
Stratigraphie et occupation
L'horizon supérieur (A) contient un abondant mobilier lithique et céramique chasséen. Les caractères stylistiques de l'industrie lithique se rapportent à une phase moyenne ou récente du Chasséen, selon la périodisation de D.Binder (lames en silex débitées après chauffe proche du style de Trets, pièces à chanfrein : Binder 1991). La céramique (L.Dangel, C.Luzi), très fragmentée, comporte les formes caractéristiques du Chasséen classique. Quelques éléments plus récents (tessons campaniformes et probablement Bronze ancien) sont associés à ce mobilier chasséen dans la partie sommitale de l'horizon, sans qu'il soit possible d'individualiser nettement le niveau A1 correspondant. La concentration maximale de mobilier (A2) est beaucoup plus homogène et ne comporte pas d'éléments postérieur au Chasséen. L'horizon inférieur B est caractérisé négativement par la rareté du mobilier néolithique, la dominance des industries paléolithique. Il pourrait s'agir d'une phase ancienne du Chasséen, succédant à un Préchasséen.
Structures
Les structures que l'on peut qualifier de domestiques, sont présentes dans les deux phases, sans que l'on puisse établir une stricte synchronie entre celles qui se rapportent à une même phase, et donc décrire leur organisation. La phase B comprend une structure empierrée d'une dizaine de m², formant deux alignements irréguliers Nord-Est-Sud-Ouest et Nord-Ouest-Sud-Est, une partie d'un autre empierrement, trois foyers à pierres chauffantes (dont un seul a put être fouillé en totalité), un puits creusé dans l'argile et le tuf, de plus de 2 m de profondeur la majorité des structures en creux (une centaine de trous de poteaux ou de creusements indéterminés) sont visibles à la base de l'horizon B, mais on a pu démontrer que leur niveau d'ouverture pouvait être nettement postérieur. A la phase A se rapporte 2 empierrements de grandes dimensions, partiellement conservés, un empierrement-dépotoir, quatre foyers en fosse circulaire, à pierres chaufantes, six fosses et autant de trous de poteaux (mais leur effectif est fortement sous-evalué)(Gassin 1997). Un trou de poteau avec une date C14 a STR 3527 : 3765 + ou - 50 BP. 68.2% confidence : 2290 BC (57.3%)-2130 BC 2080 (10.9%)-2040 BC 95.4% confidence 2340 BC (95.40%)-2020 BC Il existe plusieurs autres trous de poteaux à raccordé probablement au même horizon, sans que l'on puisse interprêter un plan. Aucun mobilier n'est directement associé à ce trou de poteau.
Mobilier
Quelques tessons dans les niveaux supérieurs des couches de comblement par colluvionnement du paléo-vallon ont été attribués au Bronze ancien : Un tesson assez corrodé avec un décor barbelé probable. Un bord droit très épais asssortie d'une lèvre aplatie débordante. Une portion de vase ouvert à lèvre aplatie et à mamelons olivaire sur le bord. La présence d'assez nombreuses lames de faucilles (couche néolithique) confirme le caractère agro-pastoral de l'économie (Gassin 1997) Des ossements de moutons, de chèvre, de boeuf et de porcs.
Bibliographie
Gassin 1997 p.51-53 ; Campolo 2001 p.82-83