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Ventabren : Château Blanc
Périodes: Néolithique final - Bronze final IIIa
Département: Bouches-du-Rhône
Localisation
Sur la commune de Ventabren, il s'étend au pied du versant méridional du plateau de Ponteils. L'habitat est implanté à flanc de colline, et a certainement été en partie remanié par la construction de terrasses à l'époque moderne ou contemporaine.
Description
La surface des deux parcelles considérées étaient de 2.1 ha. Deux décapages extensifs (approche planimétrique), respectivement de 1600 m² et 600 m² ont représenté 10,47% de l'ensemble. Les niveaux anthropisés sont situés en moyenne sous 1,30 m de sédiments.
Fouilles et historique
Une opération d'évaluation et de sauvetage s'est déroulée de février à décembre 1995 sous la direction de A. Hasler.
Stratigraphie et occupation
Les niveaux d'occupation situés sur la terrasse ont fait l'objet d'une datation typologique basé sur l'examen du matériel céramique. Cette analyse autorise une attribution chronologique au Bronze final III. Quelques rares tessons résiduels, portant un décor de digitation sur la lèvre, ou un cordon digité sous le bord, pourraient être attrivués au Bronze final II. Les foyers n'ont livré aucun matériel caractéristique mais l'un d'eux a fait l'objet d'une datation 14C effectuée sur des charbons provenant de la base de son comblement : ARC 1267 : 2695 +/-50 BP, soit une utilisation de 975 à 795 av. J.-C. Si les foyers ainsi que l'habitat sont installés sur des terrasses vierges d'occupation antérieure, ils se situent néanmoins à proximité immédiate de l'extension d'une nécropole tumulaire du Néolithique récent et final, et qui a connu des réutilisations au cours de l'âge du Bronze.
Structures
Les vestiges de l'habitat sont essentiellement constitués d'un épandage cendreux. A l'est de cet épandage, quelques pierres grossières forment un parement grossier, dans le prolongement desquels se trouve quatre trous de piquets alignés. Cet aménagement pourrait représenter les vestiges d'une cloison en matériau périssable, limitant l'épandage de cendres. La nature des dépôts cendreux (probable vidanges de foyers), ainsi que l'abondance de céramique, de vestiges faunique, de fragments de torchis, laissent supposer qu'il s'agit là d'une zone de rejet, probablement à mettre en relation avec un habitat. Les foyers se situent à une centaine de mètres en aval de l'habitat, dans l'emprise du même vallon. Il s'agit de cinq foyers alignés selon un axe nord-sud. Ils sont tous de forme subrectangulaire, d'une longueur moyenne de 2 à 2,50 m pour une largeur de 0,80 à 1 m. Leur profondeur conservée n'exède pas 0,25 m. Les partois et le fond présentent des traces de rubéfaction sur une épaisseur de 3 à 4 cm. A la base du comblement figurent des fragments de bûches et de tisons carbonisés, recouvert par deux lits de pierres calcaires superposées. Les pierres qui se trouvaient en contact direct avec le feu, présentent des traces d'altération.
Mobilier
Les niveaux de la terrasse : Ils ont livré une quantité importante de matériel, essentiellement céramique. Les grandes jarres à épaulement sont bien représentées. L'une d'elle porte des lignes d'impressions sur la panse. Alors qu'un autre exemplaire, orné d'une double rangée de poinçons sur la panse, possède deux méplats au niveau de l'épaulement. Les jattes à panse arrondie ou panse carénée sont également bien représentée, ainsi que les coupes à rebord. Quelques tessons de céramique fine portent des décors de cannelures, ou d'incision au double traits. Un bord de petite jatte carénée est orné d'un décor de Grecques incisé au double traits surmontant une ligne de triangles estampés. Le matériel métallique est peu abondant : un anneau et une applique à bélière à bouton sommital en bronze. La fouille de ce secteur à également livré quelques éclats de silex atypiques ainsi qu'un fragment de meule en grès. Les restes fauniques n'ont pas fait l'objet d'une détermination spécifique. Un premier examen témoigne de la présence de restes de bovidés et d'ovicapridés. On note l'abondance relative de la malacofaune marine. Le matériel trouvé dans les foyers est rare. Les foyers n'ont livrés que quelques tessons de céramique grossière, de forme indéterminable. La présence de fragment de coupes à rebord, d'une jatte à panse carénée, d'un bord portant un décor de Grecques incisé au double trait, dans les lambeaux de couche en place, permet une attribution à la fin de l'âge du Bronze. La contemporanéité de ces niveaux avec les foyers n'a pu toutefois être vérifiée à la fouille.
Bibliographie
Hasler 2002 p.567-572